Maniquerville - Site officiel de la Commune

Mairie de Maniquerville

Horaires d'Ouverture

Ouverture de la Mairie (Secrétariat)

Permanence (Maire)

Permanence (Adjoints au Maire)

Horaires de nuisances sonores

Jours ouvrables de 8h30 à 12h00 et de 14h30 à 20h00
Samedi de 9h00 à 12h00 et de 14h30 à 19h00
Dimanche et jours fériés de 10h00 à 12h00

Horaires d'Ouverture Déchetterie

Lundi – Mercredi: 10h-12h / 14h-18h
Mardi-Jeudi-Vendredi: 14h-19h
Samedi: 10h-12h / 14h-19h

La carte de déchetterie est à demander à la Communauté d’Agglomération de Fécamp, gratuite pour les personnes assujettis à la redevance ordures ménagères.

Pour toute information, contacter le 02.35.29.28.98

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Seigneur & Marquis

Chronologies des évènements

– En 1157, le premier Thiboutot s’atblit en Normandie suite aux victoires du roi Henri 1er dont il avait été l’un des guerriers venus d’Angleterre. Il lui est alors attribué un fief en Pays de Caux.

– En 1210, Jean de Thiboutot, chevalier, sert dans l’armée royale. Vers cette époque, la famille de Thiboutot se divise en 2 branches:

  • L’une retourne en Angleterre où elle joue un rôle considérable pendant 3 siècles.
  • l’autre restée en France est la descendance de Jean de Thiboutot.

– En 1371, Jean de Thiboutot, chevalier, prend part sous les ordres de Du Guesclin aux combats qui chassent sous Charles V les anglais de Normandie. À cette époque, la maison de Thiboutot possède les 2 fiefs de Thiboutot et de Maniquerville.

– En 1487, après la mort de Jean III de Thiboutot avec lequel s’éteint la branche aînée des Thiboutot, les 2 fiefs passent entre les mains de Antoine de Quesnel qui avait épousé une fille de Jean III. Antoine de Quesnel prend le titre de Seigneur de Thiboutot.

– Début XVIème, la seigneurie de Thiboutot et Maniquerville passe à la famille de Morant, Étienne de Morant est qualifié de Seigneur de Thiboutot. Jean II de Morant lui succède, il a 2 filles:

  • Marie, épouse de Hector de Dampierre à qui elle apporte le fief de Thiboutot, ce dernier devient ainsi Seigneur de Thiboutot. Le fief de Thiboutot restera dans la maison de Dampierre jusqu’au début du XVIIIème siècle.
  • Marguerite, épouse de Josias de Thiboutot à qui elle apporte le fief de Maniquerville, ce dernier devient Seigneur de Maniquerville. Ce mariage fait entrer le fief de Maniquerville dans la branche cadette de la famille de Thiboutot:
    • En 1386, Lacotte Juan, épouse de Colin de Thiboutot issus de la branche cadette des Thiboutot, à qui elle porte le fief d’Alvemont. Colin devient ainsi Seigneur d’Alvemont et propriétaire d’un château situé à peu de distance de Maniquerville sur la commune d’Auberville.
    • En 1418, lorsque les anglais envahissent la Normandie, Colin de Thiboutot commande la forteresse de Thiboutot mais le 3 février 1418, il signe la capitulation du Château de Thiboutot.
    • En 1423, Colin de Thiboutot se résigne à conserver la forteresse en l’obéissance d’Henry IV roi d’Angleterre et achète le fief d’Estainville.
    • En 1503, Guillaume de Thiboutot, Seigneur d’Estainville et d’Alvemont se défait du fief d’Estainville.
    • En 1528, Nicolas de Thiboutot, fidèle du roi François 1er, l’accompagne dans son voyage en Flandre, il reste plus de 25 ans sous les armes, pendant les permissions, il habite Alvemont.
    • En 1607, un litige s’élève entre Hector de Dampierre et Josias de thiboutot au sujet de la préséance dans l’église de Maniquerville, une sentence arbitrale donne gain de cause au second. À cette époque, bien qu’ils aient recouvré le fief de Maniquerville, les thiboutot continuent à habiter de préférence leur château d’Alvemont, cependant les sentences de justices s’exécutent à Maniquerville.
    • De 1629 à 1670, date de sa mort, Abraham de Thiboutot s’adonne entièrement à la carrière des armes dans l’armée de roi Louis XIII. Pendant ses nombreuses absences, c’est son cousin Charles de Dampierre qui administre ses biens.

 

Blason de la famille de Thiboutot

– Début XVIIIème, Louis François de Thiboutot prend part aux dernières guerres de Louis XVI, puis au début du règne de Louis XVI, joue un rôle important lors de l’expédition d’Espagne. Les lettres patentes de juin 1720 qui érigent en sa faveur le Marquisat de Thiboutot relatent ses principaux états de services et font ressortir que le fief de Thiboutot est rentré dans la famille entre 1667, date à laquelle il appartenait encore aux Dampierre, et 1720.

Le 12 mai 1731, le Marquis de Thiboutot épouse en seconde noce Marie-Anne Rose de Montgomery, seule et unique héritière d’une des plus illustres familles de Normandie, elle devient Marquise de Thiboutot. Bien qu’habitant l’arsenal, quai de Sully à Paris, où il était retenu par les devoirs de sa charge, le Marquis de Thiboutot ne se désintéresse pas de ses propriétés de Normandie, il use de ses droits de présentation à la cure de Maniquerville. À cette époque, le fief d’Alvemont ne se trouve plus dans le domaine du Marquis de Thiboutot mais a été donné à son cadet François de Thiboutot.

– Dans le seconde moitié du XVIIIème, Léon Jean Baptiste, deuxième Marquis de Thiboutot suit la carrière des armes dans le corps royale d’artillerie dont il devient un des inspecteurs généraux sous les ordres de Gribeauval, créateur de l’artillerie moderne.

En 1789, le deuxième Marquis de Thiboutot est envoyé aux états généraux comme représentant de la noblesse de Normandie. L’année suivante, il prend une part active aux débats que provoque la réorganisation du corps de l’artillerie, il est encouragé dans les tentatives qu’il fait pour que soit maintenue l’ancienne organisation de ce corps, mais tous ses efforts sont vains.

Marie-Anne Rose de Montgomery, marquise de Thiboutot

Le Village de Maniquerville

Du XIIème au XVIIème

– Le château de Thiboutot est situé à l’extrémité sud de la paroisse de Maniquerville, tout proche du hameau du Marché aux raies, non loin de la voie romaine allant à Étretat, surveillant de près le grand marché de poissons dont les seigneurs tirent d’amples profits.

– À peu de distance du château de Thiboutot, en allant vers Saussezemare, se trouve un lieu appelé l’arbre-potence où sont exécutées les setences rendues par la haute justice de Thiboutot.

– Le hameau du Marché aux raies s’étend au pied même au château de Thiboutot, le reste des maisons du village avoisine le chemin allant vers le nord de la paroisse: du château à l’Église et à la tour de Maniquerville. Ainsi encadrée, la petite agglomération est parfaitement protégée, la sécurité étant souvent bien précaire dans les campagnes du Pays de Caux.

– Malgré la situation favorable du village, l’importance de Maniquerville varie peu au cours des siècles et n’a jamais pris un grande extension. C’est une commune essentiellement rurale, au XVème siècle, les principales cultures sont le blé, l’avoine, l’orge, les vesces et les pois blancs. La population reste toujours en rapport avec la surface à cultiver: au XIIIème siècle, Maniquerville compte 32 feux et au XIVème siècle, 43 masures.

– En 1685, sur 65 paroisses des doyennes du Havre, des Loges et de Saint-Romain, 42 possèdent des écoles publiques et parmi elles Maniquerville.

Au XVIIIème

– En venant de Criquetot et en prenant la route royale qui se dirige vers Fécamp par Maniquerville, après avoir quitté le prieuré de Fongueusemare, on descend dans une petite vallée ou coule la rivière d’Étretat, sur ses bords se dresse un moulin. On traverse un premier groupe d’habitations, dispersées dans des masures, on remonte le versant opposé et après avoir dépassé la jonction d’une route venant de Saussezemare, on voit sur la droite s’élever la château de Thiboutot, un peu déchu de son ancienne splendeur maintenant que d=ses propriétaires habitent de préférence le château d’Alvemont. On passe bientôt au milieu d’un second groupe d’habitations qui contient le prsbytère et sur la droite une belle avenue rectiligne qui conduit à diverses masures. Sur le bord de cette avenue, on aperçoit un petit manoir nommé le pavillon.

En poursuivant ce chemin, on côtoie les fossés d’une grande ferme et on laisse sur la gauche une mare assez vaste, bien alimentée par les chemins qui aboutissent nombreux au carrefour qu’elle borde. En bordure du carrefour s’étend le cimetière au milieu duquel s’élève l’église et au delà , se profile la silhouette de l’antique Tour de Maniquerville encore plus délaissée que le chateau de Thiboutot.

– La vieille église, où les tombeaux des Thiboutot, qui n’ont cessé de s’y faire enterrer remplissent la crypte et débordent dans le chœur  et sous le pavage de la chapelle seigneuriale, paraît en ce début du XVIIIème siècle peu opulente. L’heure n’est pourtant pas aux travaux puisque c’est l’époque de la grande misère du royaume, la part versée par la paroisse de Maniquerville pour venir en aide au trésor royale dans les années de détresse de la fin du règne de Louis XIV est faible.

– La population qui est de 250 à 300 habitants comprend un artisanat assez développé, en effet vivent sur le territoire de la paroisse, en dehors des laboureurs, bergers et journaliers, des tailleurs, des charpentiers, des menuisiers, des meuniers, des maîtres-tailleurs, des maîtres selliers, des maréchaux, des marchands épiciers, des marchands de marée et des fileuses. Les ressources nécessaires à une population rurale y sont réunies d’une façon assez complète et le petit centre rural peut se suffire à lui même. L’espérance de vie moyenne des habitants est de 25 ans et 6 mois, le nombre moyen d’enfants par ménage est de 4.

– Dans le seconde partie du XVIIIème siècle, l’étendue des terres cultivées sur la paroisse est de 450 âcres. Celles-ci sont divisées en trois classes de revenus et exploitées par un grand nombre de fermiers. Deux fermes appartiennent au Marquis de Thiboutot, au bénéfice du curé appartient une petite pièce de terre.

– L’instruction est assurée aux enfants par un clerc laïque qui la donne sous le contrôle du curé

En 1713, dans les doyennes des Loges, sur 34 paroisses, 25 ont des écoles, de ce nombre est Maniquerville.

En 1789, sur 153 paroisses de l’élection de Montivilliers, 144, dont Maniquerville ont des écoles publiques.

Les résultats obtenus sont satisfaisants, la proportion des illéttrés sur la paroisse est seulement de 25%.

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